Pour le web tu écriras!

Ecrire pour le web peut paraître de prime abord un exercice facile! Pas si sûr! Pour y arriver quelques règles sont de mise.

Concis tu seras!

Ecrire pour le web requiert d’être concis. Le web n’apprécie pas les « bavards », il leur préfère les rédacteurs simples et concis. C’est pourquoi un article web doit être court. Pas plus de 6000 signes. Au delà, l’attention du lecteur n’est plus garantie. Il faut savoir que son attention sur un écran est plus aléatoire que sur du papier. Pour le retenir, vous avez donc intérêt à privilégier les formats courts et aller à l’essentiel de votre message. Même règle pour les formats audio et vidéo. Pas plus d’une minute de son et de trois minutes en vidéo.

Simple tu écriras!

C’est toute la différence avec la rédaction d’un texte littéraire. En littérature, plus l’écriture est élaborée, recherchée, complexe, plus elle est appréciée. La rédaction web, elle, ne répond pas à la fonction « émotive » ou encore « poétique » du langage, mais à sa fonction « conative » (cf. Les fonctions du langage de Roman Jakobson). Vous ne rédigez pas pour séduire, émouvoir votre lecteur, mais pour lui passer un message précis. La simplicité et l’efficacité doivent donc être la règle.

Ecrire simplement est théoriquement un exercice aisé. En pratique, beaucoup moins…

Efficace, tu rédigeras!

Le web n’affectionne pas le style ampoulé, les métaphores alambiquées, les périphrases. En rédigeant pour le web, gardez à l’esprit la fonction conative de votre discours. Vous devez rester centré sur votre destinataire et sur ce qu’il recherche. Soyez direct, privilégiez le temps présent, simplifiez votre syntaxe, revenez aux fondamentaux: sujet + verbe + complément. Cela peut paraître « basique » et pourtant tellement efficace. Attention: plus vous vous éloignez de cette structure simple de vos phrases, plus vous risquez de perdre votre lecteur. N’oubliez jamais que l’internaute n’aime pas réfléchir: il veut de l’information « consommable » facilement et immédiatement.

En écriture web, pas de blabla donc, surtout dans un contexte professionnel ou B2B. Vous êtes dynamique et vous allez droit au but. Ne perdez jamais votre fil rouge des yeux: une page = une idée, un paragraphe = une information. Tout comme en publicité: un spot tv = un message. L’écriture web doit guider, « driver » votre lecteur jusqu’à votre objectif ultime (conversion, acquisition, fidélisation).

Clair, ton énoncé sera!

« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément « . Cette citation de Boileau est on ne peut plus d’actualité ; à plus forte raison lorsqu’il s’agit de rédiger pour le web. Pour des lecteurs toujours plus « pressés » qui n’ont ni le temps ni le souhait de se prêter à un exercice d’élucidation de votre formulation, commencez par mettre de l’ordre dans vos idées, soyez clair!

Avant de rédiger votre contenu web, structurez donc vos idées, vos messages et « les mots pour le dire arriveront aisément », naturellement!

Les autres commandements tu énonceras!

Il reste encore six commandements ou bonnes pratiques d’écriture web à imaginer. A vous de les énoncer maintenant 😉

Sarah Gaillard
Directrice Conseil en communication éditoriale